mardi 26 février 2013

Communiqué du collectif d’opposants au projet d’accroissement de la porcherie de la Sanguinette

Un avenant au dossier de demande d’autorisation, pour l’activité d’engraissement intensif de porcs sur caillebotis du GAEC du Cassan, à la Sanguinette, a été communiqué au collectif le lundi 25 février 2013.

Mais enlever des parcelles du plan d’épandage uniquement par rapport aux grottes préhistoriques, cela ne change rien à l’ignorance des temps et des taux de transfert, au risque de pollution de l’autre versant souterrain du Causse, du côté de la Diège. Ce qu’en disait à ce propos le rapport du syndicat mixte de la Diège est complètement occulté. Ainsi que le fait que l’hydrogéologue (en particulier page 10 de son rapport) a seulement considéré les débits à l’étiage, ce qui est absolument aberrant puisque l’épandage est interdit en été.

Réduire le nombre de porcs en projet ne change rien au fait que la grande fosse à lisier actuelle n’est pas couverte, qu’il n’est pas prévu de couvrir l’autre fosse en projet, ni de laver l’air extrait des bâtiments, ni de racler sous les caillebotis, ni de les pailler, bref, cela ne change rien au fait que la porcherie est et deviendrait une plus vaste cochonnerie pour les habitants. Car l’avenant ne change rien, non plus, à la possibilité d’épandage sans tonne à lisier avec pendillard.

Ainsi, sous le couvert du respect de la loi et du patrimoine préhistorique, on se moque des habitants, des avis des conseils municipaux de Villeneuve-d’Aveyron, de Salles-Courbatiès et de Causse-et-Diège. Des gens qui habitent ailleurs veulent nous imposer le risque de pollution de notre eau, ainsi que davantage de puanteur. C’est INADMISSIBLE!

Nous ne confondons pas agriculture, et activité d’engraissement intensif sur caillebotis. Nous sommes scandalisés par la menace que la FDSEA a proférée, de “durcir le mouvement” en cas d’avis défavorable du CODERST à l’accroissement de la porcherie (selon le Centre Presse du vendredi 22 février 2013).

Nous attendons de l’État qu’il préserve sans plus tarder notre environnement, et par là-même le projet du laboratoire Nutergia à Causse-et-Diège, une entreprise forte et d’avenir, porteuse de nombreux emplois.

lundi 3 décembre 2012

Communiqué du collectif d’opposants au projet d’accroissement de la porcherie de la Sanguinette

Nous, membres du collectif, avant même que nous nous constituions en collectif, avons tenté à plusieurs reprises de dialoguer avec les porteurs du projet d’accroissement de la porcherie de la Sanguinette:

– notamment lors d’une réunion publique à notre initiative, le 22 septembre 2012 près Salles-Courbatiès, à laquelle assista l’un des frères Ferrand sans vouloir s’exprimer;

– notamment par une demande au commissaire-enquêteur, le 21 septembre 2012, de rencontre en réunion publique avec les porteurs du projet, qui, la semaine suivante, s’avéra vaine également.

Aujourd’hui le collectif découvre ces propos attribués à Dominique Barrau, secrétaire général de la FNSEA: “nous avons des interlocuteurs responsables qui essaient de faire évoluer le projet”, dans un édito publié le 15 novembre 2012 sur le site web du “Groupe FDSEA 51”, à l’adresse réticulaire suivante:


Il est évident que, n’ayant jamais été les interlocuteurs des porteurs du projet ou de ses soutiens, dont la FNSEA, nous ne pouvons accepter l’affirmation qu’un dialogue ait eu lieu, puisque nous l’attendons depuis plus de trois mois.

Aussi nous restons ouverts à tout vrai dialogue public, qui aboutisse véritablement à préserver l’eau, l’emploi, et l’environnement caussenard.

Par ailleurs, il nous paraît inadmissible que Serge Clamagirand, qui est, que nous sachions, directeur général d’Alliance Porci d’Oc, soit membre du conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques (CODERST) chargé d’aviser le préfet, c’est-à-dire qu’il soit partie et juge, probablement.

vendredi 9 novembre 2012

Communiqué du collectif d’opposants au projet d’accroissement de la porcherie de la Sanguinette

Le collectif regrette l’avis favorable du commissaire-enquêteur Louis Bertrand, à la demande d’autorisation d’accroître la porcherie de la Sanguinette, “telle qu’elle” a été “présentée dans le dossier mis à l’enquête publique”. C’est-à-dire que Louis Bertrand a rendu un avis favorable, au regard d’un dossier qui ne comprenait pas l’“additif au rapport d’expertise” de l’hydrogéologue Jacques Rey, et ce, quoique Louis Bertrand juge dans ses Conclusions (p. 9) que des “mesures de prévention” étendues sont “devenues indispensables autour de la grotte de Foissac”. C’est une attitude incohérente. D’autant plus que les modifications du plan d’épandage, préconisées par Jacques Rey, ne nous paraissent pas suffisantes à éviter un accroissement de la pollution de l’eau. Il est notamment inacceptable, que le GAEC du Cassan considère que nos sources d’eau privées, n’aient pas à bénéficier “d’un périmètre de protection de captage” (p. 77 du Rapport du commissaire-enquêteur).

Le collectif regrette que nos inquiétudes et nos questions, de la manière dont elles sont rapportées par le commissaire-enquêteur, aient perdu en précision, voire soient dénaturées, et soient, pour certaines, sans réponse.

Le collectif regrette qu’aucune proposition n’ait été faite pour atténuer la puanteur, malgré la vantardise (p. 10 des Conclusions), quant aux “mesures innovantes” destinées à “réduire les nuisances”: dans l'immédiat, ni couvertures des fosses de stockage du lisier, ni système de lavage de l’air extrait des bâtiments ne sont prévus, et l’utilisation d’une tonne à lisier avec pendillard n’est qu’une éventualité.

Les pétitions du collectif ont été discréditées, l’ampleur de l’opposition réduite et caricaturée en une opposition de néo-ruraux aux agriculteurs, malgré la présence d’agriculteurs parmi les opposants au projet d’accroissement de la porcherie.

Il demeure incongru que des éleveurs hors-sol affirment que le sol est leur “outil de travail” (p. 25 du Rapport du commissaire-enquêteur), que leur élevage intensif contribue à former un “pilier” de “l’aménagement du territoire” et que sa disparition contribuerait à désertifier notre campagne (p. 50).

Le collectif, néanmoins, ne doute pas que madame le préfet verra, que notre attitude et nos propos ont été déformés dans le rapport de monsieur Bertrand.

lundi 5 novembre 2012

Communiqué du collectif d’opposants au projet d’accroissement de la porcherie de la Sanguinette

Ayant été informé de l’avis favorable du commissaire-enquêteur à l’accroissement de la porcherie, le collectif manifestera le samedi 10 novembre, à 10 heures, près la route D922, devant la mairie de Causse-et-Diège à Loupiac.


lundi 22 octobre 2012

Communiqué du collectif d’opposants au projet d’accroissement de la porcherie de la Sanguinette

Étudier la documentation du projet d’accroissement de la porcherie a nécessité de nombreuses heures, cela n’a pas été une partie de plaisir. Nos inquiétudes et notre opposition (exprimées précisément, sans caricature, notamment dans une lettre ouverte à madame le préfet), ont été partagées par des agriculteurs, qui ont signé la pétition contre le projet d’accroissement de la porcherie, et qui travaillent comme nombre d’entre nous, de divers savoir-faire, à conserver, à restaurer, à embellir le patrimoine.

C’est pourquoi le collectif manifestera sur la voie publique, le samedi 10 novembre, si le commissaire-enquêteur a avisé en faveur: ou du projet d’accroissement de la porcherie; ou d’un projet inconnu, né d’une modification dont le collectif, après la clôture de l’enquête publique, n’aurait pas eu connaissance.

Et c’est pourquoi le collectif demande, à la préfecture, la communication d’un éventuel mémoire de réponse du GAEC du Cassan, notamment le nouveau plan d’épandage, quand celui du projet serait modifié.