lundi 3 décembre 2012

Communiqué du collectif d’opposants au projet d’accroissement de la porcherie de la Sanguinette

Nous, membres du collectif, avant même que nous nous constituions en collectif, avons tenté à plusieurs reprises de dialoguer avec les porteurs du projet d’accroissement de la porcherie de la Sanguinette:

– notamment lors d’une réunion publique à notre initiative, le 22 septembre 2012 près Salles-Courbatiès, à laquelle assista l’un des frères Ferrand sans vouloir s’exprimer;

– notamment par une demande au commissaire-enquêteur, le 21 septembre 2012, de rencontre en réunion publique avec les porteurs du projet, qui, la semaine suivante, s’avéra vaine également.

Aujourd’hui le collectif découvre ces propos attribués à Dominique Barrau, secrétaire général de la FNSEA: “nous avons des interlocuteurs responsables qui essaient de faire évoluer le projet”, dans un édito publié le 15 novembre 2012 sur le site web du “Groupe FDSEA 51”, à l’adresse réticulaire suivante:


Il est évident que, n’ayant jamais été les interlocuteurs des porteurs du projet ou de ses soutiens, dont la FNSEA, nous ne pouvons accepter l’affirmation qu’un dialogue ait eu lieu, puisque nous l’attendons depuis plus de trois mois.

Aussi nous restons ouverts à tout vrai dialogue public, qui aboutisse véritablement à préserver l’eau, l’emploi, et l’environnement caussenard.

Par ailleurs, il nous paraît inadmissible que Serge Clamagirand, qui est, que nous sachions, directeur général d’Alliance Porci d’Oc, soit membre du conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques (CODERST) chargé d’aviser le préfet, c’est-à-dire qu’il soit partie et juge, probablement.

vendredi 9 novembre 2012

Communiqué du collectif d’opposants au projet d’accroissement de la porcherie de la Sanguinette

Le collectif regrette l’avis favorable du commissaire-enquêteur Louis Bertrand, à la demande d’autorisation d’accroître la porcherie de la Sanguinette, “telle qu’elle” a été “présentée dans le dossier mis à l’enquête publique”. C’est-à-dire que Louis Bertrand a rendu un avis favorable, au regard d’un dossier qui ne comprenait pas l’“additif au rapport d’expertise” de l’hydrogéologue Jacques Rey, et ce, quoique Louis Bertrand juge dans ses Conclusions (p. 9) que des “mesures de prévention” étendues sont “devenues indispensables autour de la grotte de Foissac”. C’est une attitude incohérente. D’autant plus que les modifications du plan d’épandage, préconisées par Jacques Rey, ne nous paraissent pas suffisantes à éviter un accroissement de la pollution de l’eau. Il est notamment inacceptable, que le GAEC du Cassan considère que nos sources d’eau privées, n’aient pas à bénéficier “d’un périmètre de protection de captage” (p. 77 du Rapport du commissaire-enquêteur).

Le collectif regrette que nos inquiétudes et nos questions, de la manière dont elles sont rapportées par le commissaire-enquêteur, aient perdu en précision, voire soient dénaturées, et soient, pour certaines, sans réponse.

Le collectif regrette qu’aucune proposition n’ait été faite pour atténuer la puanteur, malgré la vantardise (p. 10 des Conclusions), quant aux “mesures innovantes” destinées à “réduire les nuisances”: dans l'immédiat, ni couvertures des fosses de stockage du lisier, ni système de lavage de l’air extrait des bâtiments ne sont prévus, et l’utilisation d’une tonne à lisier avec pendillard n’est qu’une éventualité.

Les pétitions du collectif ont été discréditées, l’ampleur de l’opposition réduite et caricaturée en une opposition de néo-ruraux aux agriculteurs, malgré la présence d’agriculteurs parmi les opposants au projet d’accroissement de la porcherie.

Il demeure incongru que des éleveurs hors-sol affirment que le sol est leur “outil de travail” (p. 25 du Rapport du commissaire-enquêteur), que leur élevage intensif contribue à former un “pilier” de “l’aménagement du territoire” et que sa disparition contribuerait à désertifier notre campagne (p. 50).

Le collectif, néanmoins, ne doute pas que madame le préfet verra, que notre attitude et nos propos ont été déformés dans le rapport de monsieur Bertrand.

lundi 5 novembre 2012

Communiqué du collectif d’opposants au projet d’accroissement de la porcherie de la Sanguinette

Ayant été informé de l’avis favorable du commissaire-enquêteur à l’accroissement de la porcherie, le collectif manifestera le samedi 10 novembre, à 10 heures, près la route D922, devant la mairie de Causse-et-Diège à Loupiac.


lundi 22 octobre 2012

Communiqué du collectif d’opposants au projet d’accroissement de la porcherie de la Sanguinette

Étudier la documentation du projet d’accroissement de la porcherie a nécessité de nombreuses heures, cela n’a pas été une partie de plaisir. Nos inquiétudes et notre opposition (exprimées précisément, sans caricature, notamment dans une lettre ouverte à madame le préfet), ont été partagées par des agriculteurs, qui ont signé la pétition contre le projet d’accroissement de la porcherie, et qui travaillent comme nombre d’entre nous, de divers savoir-faire, à conserver, à restaurer, à embellir le patrimoine.

C’est pourquoi le collectif manifestera sur la voie publique, le samedi 10 novembre, si le commissaire-enquêteur a avisé en faveur: ou du projet d’accroissement de la porcherie; ou d’un projet inconnu, né d’une modification dont le collectif, après la clôture de l’enquête publique, n’aurait pas eu connaissance.

Et c’est pourquoi le collectif demande, à la préfecture, la communication d’un éventuel mémoire de réponse du GAEC du Cassan, notamment le nouveau plan d’épandage, quand celui du projet serait modifié.

lundi 8 octobre 2012

Communiqué du collectif d’opposants au projet d’accroissement de la porcherie de la Sanguinette

Des habitants de Salles-Courbatiès, de Causse-et-Diège, de Foissac et de Naussac, ont décidé de constituer ce qu’il a été convenu d’appeler un “collectif”, afin de manifester éventuellement, ensemble et publiquement, leur opposition au projet d’accroissement de la porcherie de la Sanguinette, dans la commune de Causse-et-Diège.

Des raisons de cette opposition sont exprimées dans la lettre ouverte à madame le préfet de l’Aveyron, publiée ci-dessous.

Nous tenons à souligner que l’opposition du collectif est UNIQUEMENT CONTRE LE PROJET, entre autres parce que l’accroissement de la porcherie augmenterait des nuisances actuelles à la qualité de vie d’habitants, et des risques de pollution ponctuelle de l’environnement caussenard, qui n’est pas considéré, d’expérience et au souvenir de paroles d’anciens, comme à même d’épurer l’important volume de déchets que le groupement agricole d’exploitation en commun (GAEC) du Cassan projette d’y épandre.

N’en déplaise à la fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles de l’Aveyron (FDSEA 12), il est très fréquent d’entendre le témoignage d’habitants qui, par la puanteur que dégage la porcherie de la Sanguinette, n’ont d’autre choix que subir son existence, et fuir l’épandage.

C’est pourquoi, sachant L’OPPOSITION DE LA MAJORITÉ DES RIVERAINS (majorité qui compte parmi elle des agriculteurs), le collectif est déçu par les avis favorables au projet, prononcés par les conseils municipaux de Naussac et de Foissac; déçu par l’avis réservé, perçu tel un “oui”, du conseil municipal de Montsalès; déçu par les avis mitigés, dont l’ensemble est aussi perçu comme un “oui”, du conseil municipal de Causse-et-Diège. En revanche, le collectif est pleinement satisfait des avis, nettement défavorables au projet, prononcés par les conseils municipaux de Villeneuve et de Salles-Courbatiès.