samedi 23 janvier 2016
La politique de la crise porcine
jeudi 24 décembre 2015
Ce qui est juste et nécessaire - Conte
Robin des Pouorcs avait trépassé depuis fort longtemps. Porméo, lui, n’était pas mort, contrairement à ce qu’écrivit Shakesporc récemment, et Truiliette non plus; ils ne se voyaient plus, point c’est tout. Et Porméo, oscillant, à la lecture de la presse à gros tirages, entre des pleurs de rire et des pleurs de pitié, survivait tant bien que mal, face à un système de “vie” biocide qui n’en finissait pas de taper dans le mur.
Combien de fois n’avait-il, avec des évadés des Caillebotis-sur-Lisier, refait le monde chez Dédé, autour d’un bon pichet d’eau sans pesticides ni sulfites ni plastique, d’un goût unique! S’étaient-ils moqués du martèlement publicitaire qui trompait le peuple des cavernes quant à la façon d’obtenir les produits que celui-ci consommait!
La permaculture avait procuré à Porméo joie et abondance. Mais maintenant, les aléas climatiques, leur violence, étaient devenus tels que tout était plus difficile. Le premier ministre, se donnant l’air de différer franchement de tous ses prédécesseurs, s’obstinait pourtant à ne changer de cap, quand même il n’était plus possible de trouver de nouveaux débouchés aux productions industrielles en Chine, en Inde et en Afrique, tant le monde était repu, ou alors insolvable et le ventre désespérément creux…
La “nouvelle” solution voulue par la CMOA, le syndicat tout puissant des deux derniers éleveurs du pays, consistait à accroître les peuplements de la Lune et de Mars, et y exporter la surproduction à coups de subventions. Nombre d’économistes se relayaient dans les médias de masse afin de prouver que la croissance reviendrait: cette fois, les contribuables obligés sauveraient pour de bon les éleveurs de la patrie!
Hier, ceux-ci avaient déversé sur la chaussée des milliers de porcs qui étaient morts de chaud dans leurs usines “familiales” et “locales” sous “signes de qualité”. Cet acte de stupide colère faisait aujourd’hui la une de La Toile, journal réputé de “gauche” et “critique” du pouvoir. Porméo riait à gorge déployée devant tant de connerie; puis il avait honte, comme d’avoir ri qu’on se moquât du monde.
La presse spécialisée, telle Le MAG du BON ÉLEVEUR PORCIN, littéralement, l’écœurait. Il constatait que la vie des truies n’avait de cesse d’être plus diabolique et raccourcie au nom des sacro-saintes règles de la productivité et de la compétitivité, dont l’application polluait et endettait l’humanité sous le couvert du respect de la loi.
Depuis un mois, Porméo abritait une Caillebotesse évadée de cage. Il savait qu’il encourait, à cause de cela, une condamnation pour “délit de solidarité”. Qu’à cela ne tienne! Jésus n’avait-il prêché de s’aimer les uns les autres?! Rien n’était plus juste et nécessaire que cela!
Note de l’éditeur
Robin des Pouorcs, dont il est brièvement question au début de ce récit, était un hors-la-loi célèbre en son temps, qui s’ingéniait à sauver des Caillebotesses et Cailleboteux de l’enfer industriel. Un système de production intensif dont Robin représentait d’ignobles aspects, vus de l’intérieur pour l’essentiel, dans un conte théâtral, Les Douze Petits Cochons. Robin offrait en outre, à qui voulait, la parodie de La Montagne neuve de Monteyronnais, afin de démontrer l’absurdité du système, cette fois d’un point de vue essentiellement extérieur.
À propos de :
“Bien-être” animal,
Choix de consommation,
Conte,
Droit animal,
Porc
dimanche 16 août 2015
Surproduction porcine: l’impôt finance LA CRISE SANS FIN
On ne reviendra pas ici en détail sur l’étrange subvention à la surproduction porcine qui dure depuis des années.
Sur ce, pourquoi payer plus cher la production des Caillebotis-sur-Lisier, qui demeure surabondante aux frais des contribuables? Il est juste logique qu’une COOPÉRATIVE de producteurs, la Cooperl, refuse de leur acheter le porc à moins bas prix, soit 1,40 euro le kilo de minerai — pardon, le kilo de viande de feu un vivant doué anonymement de sensibilité. Simplement parce que la Cooperl, dit-elle, n’a “pas vocation à financer un cours politique, pour tenir la tête hors de l’eau à une partie de la production française” [1]. Quoique l’impôt ait financé la Cooperl (135.000€ de-ci, 650.000€ de-là…) [2]. L’impôt sert surtout à mettre dans l’eau la tête de cette même partie de la production française. Encore que “la tête” soit un raccourci trop aimable, vu que des producteurs, moins nombreux chaque année, continuent d’aller dans le mur: c’est, pense-t-on, qu’il n’y a guère de chef pour leur éviter l’impact, et aux animaux une exploitation toujours plus industrialisée, autant dire une maltraitance qui ne fut jamais pire, quoiqu’elle s’accomplisse aujourd’hui sous le couvert de normes. Voyez donc Une “vie” de cochon.
Or quelle est la nouvelle option afin de continuer à projeter les surproducteurs contre le mur de LA CRISE SANS FIN?
L’option nouvelle, la voici. Elle est proposée par de “grands groupes de production” incitant, en Espagne, à “la transformation des installations de naissage-engraissement en sites de production de porcelets”. Entendez: des surproducteurs sont incités à se spécialiser davantage. À en croire, du moins, Antonio Tavares. Il préside le groupe de travail “viande porcine” du COPA-COGECA [3]. À ce titre, il est censé connaître de quoi il parle. Selon lui, un “élevage de 1.000 truies” naisseur-engraisseur, se spécialisant dans la production de porcelets, “peut recevoir 2.000 truies sans investissement dans le bâtiment et donc” sans avoir besoin de solliciter une autorisation d’agrandissement.
Mais qui, dès lors, engraisse les porcelets? Ceux-ci sont confiés à des agriculteurs, signant, nous dit Antonio Tavares, “des contrats d’intégration qui leur permettent d’investir dans des bâtiments.”
Et qui finance? “3.000 places d’engraissement coûtent 600.000€; LE PLAN DE DÉVELOPPEMENT RURAL permet d’espérer jusqu’à 50% de SUBVENTION, voire 60% pour les jeunes, dans les zones défavorisées”, poursuit Antonio Tavares.
Puis qu’obtenons-nous, ainsi, à la campagne? “3.000 places permettent d’engraisser 9.000 porcs/an, payés 10€/porc selon les termes du contrat”. Soit, de nouvelles usines d’animaux, où l’ouvrier y reçoit la matière animale, l’aliment, le mode d’emploi… Fichtre, quel dépérissement — en guise de développement rural — du savoir-faire AGRIcole!!
Cela n’empêche Antonio Tavares de considérer: ce “système est très simple et très efficace, il rassure les financiers. C’est sur ce modèle particulièrement rentable que l’Espagne a augmenté sa production et sa compétitivité.” [4]
Ouf! la belle affaire lorsqu’on a, grâce aux contribuables, la tête hors de l’eau! (des surproducteurs espagnols ayant, souvenons-nous, cette année encore, fortement sollicité des aides au stockage privé de la viande). Surproduire toujours plus, financé par l’impôt, revient donc à devoir exporter davantage, c’est-à-dire à aggraver au passage l’écart concurrentiel entre, par exemple, des surproductions françaises et des surproductions espagnoles.
Cela s’accomplit au nom même du libéralisme (c’est-à-dire de la LIBERTÉ d’entreprendre opposée à l’INTERVENTION de l’État), bien que soit sous-jacent l’exact contraire: la réduction de la liberté d’entreprendre (différemment au sein du processus d’accroissement de la surproduction industrielle), et la collectivisation des pertes (de marchés) et des coûts collatéraux (environnementaux, sociaux, et sanitaires).
Bref, très simplement et très efficacement, pour le profit de financiers, l’impôt finance LA CRISE SANS FIN. On n’a pas fini de nous pousser à manger du porcespagnol français industriel.
Références
[1] Le Monde, “Une "table ronde" pour éviter une nouvelle crise dans la filière porcine”, août 2015.
[2] Le Télégramme, “Subventions. 135.000 EUR du Conseil régional pour la COOPERL Arc Atlantique”, juin 2013. Et Libération, “Les écologistes votent contre une subvention à la Cooperl”, juillet 2010.
[3] Comité des organisations professionnelles agricoles, et comité général de la coopération agricole, au sein de l’Union européenne.
[4] PORC magazine, juillet-août 2015, n° 500, “En débat à l’assemblée générale de Prestor – Quelles perspectives pour le porc breton en Europe?”, pages 32 et 33.
Sur ce, pourquoi payer plus cher la production des Caillebotis-sur-Lisier, qui demeure surabondante aux frais des contribuables? Il est juste logique qu’une COOPÉRATIVE de producteurs, la Cooperl, refuse de leur acheter le porc à moins bas prix, soit 1,40 euro le kilo de minerai — pardon, le kilo de viande de feu un vivant doué anonymement de sensibilité. Simplement parce que la Cooperl, dit-elle, n’a “pas vocation à financer un cours politique, pour tenir la tête hors de l’eau à une partie de la production française” [1]. Quoique l’impôt ait financé la Cooperl (135.000€ de-ci, 650.000€ de-là…) [2]. L’impôt sert surtout à mettre dans l’eau la tête de cette même partie de la production française. Encore que “la tête” soit un raccourci trop aimable, vu que des producteurs, moins nombreux chaque année, continuent d’aller dans le mur: c’est, pense-t-on, qu’il n’y a guère de chef pour leur éviter l’impact, et aux animaux une exploitation toujours plus industrialisée, autant dire une maltraitance qui ne fut jamais pire, quoiqu’elle s’accomplisse aujourd’hui sous le couvert de normes. Voyez donc Une “vie” de cochon.
Or quelle est la nouvelle option afin de continuer à projeter les surproducteurs contre le mur de LA CRISE SANS FIN?
L’option nouvelle, la voici. Elle est proposée par de “grands groupes de production” incitant, en Espagne, à “la transformation des installations de naissage-engraissement en sites de production de porcelets”. Entendez: des surproducteurs sont incités à se spécialiser davantage. À en croire, du moins, Antonio Tavares. Il préside le groupe de travail “viande porcine” du COPA-COGECA [3]. À ce titre, il est censé connaître de quoi il parle. Selon lui, un “élevage de 1.000 truies” naisseur-engraisseur, se spécialisant dans la production de porcelets, “peut recevoir 2.000 truies sans investissement dans le bâtiment et donc” sans avoir besoin de solliciter une autorisation d’agrandissement.
Mais qui, dès lors, engraisse les porcelets? Ceux-ci sont confiés à des agriculteurs, signant, nous dit Antonio Tavares, “des contrats d’intégration qui leur permettent d’investir dans des bâtiments.”
Et qui finance? “3.000 places d’engraissement coûtent 600.000€; LE PLAN DE DÉVELOPPEMENT RURAL permet d’espérer jusqu’à 50% de SUBVENTION, voire 60% pour les jeunes, dans les zones défavorisées”, poursuit Antonio Tavares.
Puis qu’obtenons-nous, ainsi, à la campagne? “3.000 places permettent d’engraisser 9.000 porcs/an, payés 10€/porc selon les termes du contrat”. Soit, de nouvelles usines d’animaux, où l’ouvrier y reçoit la matière animale, l’aliment, le mode d’emploi… Fichtre, quel dépérissement — en guise de développement rural — du savoir-faire AGRIcole!!
Cela n’empêche Antonio Tavares de considérer: ce “système est très simple et très efficace, il rassure les financiers. C’est sur ce modèle particulièrement rentable que l’Espagne a augmenté sa production et sa compétitivité.” [4]
Ouf! la belle affaire lorsqu’on a, grâce aux contribuables, la tête hors de l’eau! (des surproducteurs espagnols ayant, souvenons-nous, cette année encore, fortement sollicité des aides au stockage privé de la viande). Surproduire toujours plus, financé par l’impôt, revient donc à devoir exporter davantage, c’est-à-dire à aggraver au passage l’écart concurrentiel entre, par exemple, des surproductions françaises et des surproductions espagnoles.
Cela s’accomplit au nom même du libéralisme (c’est-à-dire de la LIBERTÉ d’entreprendre opposée à l’INTERVENTION de l’État), bien que soit sous-jacent l’exact contraire: la réduction de la liberté d’entreprendre (différemment au sein du processus d’accroissement de la surproduction industrielle), et la collectivisation des pertes (de marchés) et des coûts collatéraux (environnementaux, sociaux, et sanitaires).
Bref, très simplement et très efficacement, pour le profit de financiers, l’impôt finance LA CRISE SANS FIN. On n’a pas fini de nous pousser à manger du porc
Références
[1] Le Monde, “Une "table ronde" pour éviter une nouvelle crise dans la filière porcine”, août 2015.
[2] Le Télégramme, “Subventions. 135.000 EUR du Conseil régional pour la COOPERL Arc Atlantique”, juin 2013. Et Libération, “Les écologistes votent contre une subvention à la Cooperl”, juillet 2010.
[3] Comité des organisations professionnelles agricoles, et comité général de la coopération agricole, au sein de l’Union européenne.
[4] PORC magazine, juillet-août 2015, n° 500, “En débat à l’assemblée générale de Prestor – Quelles perspectives pour le porc breton en Europe?”, pages 32 et 33.
lundi 13 juillet 2015
Le porc, pourquoi pas de MONTAGNE?
Si des industriels porcins abusent de masques, par exemple du mot montagne et de ce qu’il évoque au consommateur non averti, c’est qu’ils en ont le droit. Des portions d’un territoire départemental, en effet, malgré leur altitude inférieure à 700 mètres, sans une rudesse du climat qui raccourcirait la période de végétation, et sans une forte pente qui empêcherait ou rendrait plus onéreuse la mécanisation, furent pourtant classées par l’État comme des «zones défavorisées de montagne», ce qui ouvrit aux agro-industriels “montagnards” un droit à des aides financières beaucoup plus importantes, et une possibilité de vendre le produit comme venant de la montagne.
Nous avions d’abord découvert que des abattoirs jouissaient abusivement d’un classement en «zone de montagne». Tels, l’abattoir au chef-lieu d’un canton, à environ 179 mètres d’altitude; ou celui près le chef-lieu d’un département, à environ 537 mètres d’altitude. Abusivement, car, dans ces locaux industriels, il n’y a pas davantage de climat montagnard que de forte pente qui y rendraient difficile l’abattage des animaux.
Aussi, nous nous doutions que tel abattoir, prétendument montagnard, était alimenté en porcs de caillebotis, bien que ces caillebotis ne fussent, non plus, montagnards. Or nous n’avions aucune preuve formelle que du caillebotis, installé dans tel département — et ne différant guère du caillebotis d’un autre département — pouvait être considéré comme un terroir montagnard. La toute première preuve nous fut apportée par la demande d’autorisation d’un producteur, pour l’extension de sa porcherie industrielle: il indiquait expressément produire tous ses porcs sur du caillebotis, duquel les porcs n’étaient destinés à sortir que pour être abattus, après quoi une partie serait commercialisée en tant que «porc de montagne». Un service de l’État, dit autorité environnementale, ayant pourtant relevé qu’il s’agissait de «caillebotis intégral en béton», ne se formalisait pas que le béton pût être vendu en tant que terroir montagnard. Alors nous pûmes déduire que si l’autorité ne se formalisait pas de l’amalgame, c’est qu’il était tellement habituel qu’il n’était pas question, pour l’autorité, de remarquer l’abus… que tout un chacun devrait deviner sans problème?
La majeure partie de l’alimentation des porcs de caillebotis, non plus, n’a d’origine montagnarde. Il suffit de lire, dans des dossiers de demande d’autorisation, de quelle chimie les porcs de caillebotis sont précisément nourris; de lire entre les lignes, dans telle question posée à la Commission européenne, l’opposition d’industriels porcins à ce que l’alimentation des porcs de caillebotis “montagnards” provienne au moins à moitié de la montagne: parce qu’il serait simplement impossible que le sol montagnard, le vrai quand même additionné du faux, produise ne serait-ce que la moitié de l’alimentation nécessaire aux producteurs intensifs de porcs sur caillebotis. La supercherie était menacée. Mais la menace tomba vite. Le commissaire européen Dacian Cioloș proposa d’abaisser à 25% la part de l’alimentation qui viendrait effectivement de la montagne, dans le but, devenu si flou! d’informer le consommateur de la caractéristique prétendument montagnarde du produit soi-disant montagnard. Des industriels avaient fixé les moyens de l’exploitation, et veillaient à ce que personne ne contrariât leur «valorisation».
Voilà donc comment du porc de caillebotis est devenu du «porc de montagne». C’est-à-dire, voilà comment des concentrations industrielles, la destruction, par centaines de milliers, d’emplois d’éleveurs qu’ont causé depuis plus de quatre décennies, en France, ces concentrations sans fin de porcs enfermés au-dessus de leurs excréments, leur impact délétère sur la santé des animaux, sur l’environnement, la santé humaine et les finances publiques, ont été masqués joliment au chaland, entre autres par le mot publicitaire montagne et ce qu’il évoque, avec la permission de l’État et la complaisance de l’Union européenne.
Il faudrait n’avoir de cesse de remarquer qu’une telle opacité ne sert les mieux-faisants qualitativement, par exemple l’éleveur donnant vraiment à ses porcs une vie en plein air. Qu’une telle opacité française peut ruiner des savoir-faire familiaux étrangers, où de la matière porcine produite intensivement en France est exportée. Car les mots inappropriés de la mercatique, en nous permettant d’imaginer que lorsque nous achetons les productions animales de masse que ces mots recouvrent, nous favorisons ce qu’ils évoquent, peuvent nous faire ruiner précisément ce qu’ils évoquent, comme l’élevage familial mieux-faisant, près de chez soi.
Les consommateurs ont-ils le choix? Jocelyne Porcher remarquait en 2009 que «ni les consommateurs ni les animaux ne disent merci aux travailleurs des porcheries, bien au contraire. […] Les consommateurs n’ont clairement pas le choix. La consommation ne peut donc être perçue par les éleveurs comme un acte concret de reconnaissance du travail, comme cela peut être le cas pour des éleveurs bio.»* Mais si nous tombions les masques? Car, aussi absurdes que soient les masques d’industriels porcins pour l’intérêt général, il nous appartient de contribuer à ce déplorable carnaval, ou NON. Les masques tiennent, tant que nous le voulons bien.
SOURCES
– Témoignages d’élus, ainsi que de personnels de l’État.
– Dossiers de demande, au préfet, d’autorisation d’accroissement de production sur caillebotis.
– Avis d’autorité environnementale.
– Association nationale des élus de montagne (ANEM), ainsi que Légifrance, quant au classement «zone de montagne».
– Institut national de l’information géographique et forestière (IGN), quant aux altitudes et aux pentes.
RÉFÉRENCE
* Jocelyne Porcher, «Le challenge des Cochons d’Or. Un pilier défensif et un maître étalon de la filière porcine industrielle», Économie rurale, 313-314, septembre-décembre 2009, mis en ligne le 5 décembre 2011.
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lundi 29 juin 2015
Le masque LOCAL de l’industriel porcin
D’aucuns emploient des mots qui ont beau ne refléter une réalité, ces mots ont l’intérêt de la rendre acceptable voire louable auprès d’interlocuteurs crédules, ou qui acceptent de suivre la règle du jeu de la mercatique. Des mots tels qu’éleveur, local et proximité. Nous allons exposer ce que ces mots ne veulent pas dire. (Nota bene: le cas exposé dans cet article est présenté de façon anonyme, parce qu’il s’agit de dénoncer, non des exploitants pris dans un système, mais la tromperie du public développée par ce système.)
Voilà des propos d’un avocat, évoquant assez confusément le nombre amoindri:
— de producteurs industriels de matière porcine, dont est un GAEC (groupement agricole d’exploitation en commun, avec ses deux sites de production distants, leurs milliers annuels de porcs de caillebotis, et leur aliment dont la fabrication est gérée par informatique et la distribution automatisée [1]);
— et d’éleveurs de porcs les pieds sur terre, en plein air.
L’avocat ne remarque pas que sa confusion, masquant les concentrations industrielles, défavorise l’emploi d’éleveurs de porcs les pieds sur terre, en plein air. C’est étrange, parce qu’il semble déplorer, pourtant, le nombre amoindri d’éleveurs au sein d’une région.
Un tel raisonnement serait surprenant, s’il n’était éculé: puisque la demande de viande de porc, nous explique l’avocat, est supérieure à l’offre locale, cela fragilise le producteur local. C’est–à-dire que l’industriel vend tout son porc, mais, fragilisé de vendre tout son porc, il veut que la quantité à vendre, déjà fragilisante, soit plus conséquente.
La production de proximité est insuffisante, dit l’avocat. C’est-à-dire, voyez-vous ça? les voisins en redemandent! C’est une idée! C’est même plus qu’une idée. Cela participe d’une tactique médiatique, occultant, auprès du public qui ne consacre son temps à lire les dossiers proposés à la consultation, l’aspect industriel d’une production, avec des éléments de langage autrement évocateurs, comme petit, exceptionnel (voyez l’article Où le mot PETIT masque GRAND, et EXCEPTIONNEL le CAILLEBOTIS), famille (voyez FAMILIAL n’est pas l’antonyme d’INDUSTRIEL), ou encore éleveur, local, et proximité.
Les caractères génétiques, des porcs produits industriellement par le GAEC en question, ne semblent absolument pas locaux: ils seraient plutôt liés au programme d’auto-renouvellement de la Pig Improvement Company (PIC), et à des verrats FH Master 16. [2] Cela n’a rien d’étonnant. «En production porcine, la spécialisation des races conduit à la quasi-disparition des races dites locales et à une standardisation de la production». En 2010, «les souches industrielles, propriété des entreprises de sélection, et les races dites “classiques” utilisées pour la sélection», auraient représenté «99,85% du cheptel» français de truies. [3]
Le premier site naisseur et engraisseur, ainsi que le second site engraisseur, appartenant à l’industrie porcine en question, sont distants de près de 43 kilomètres.
Les tourteaux de colza et de tournesol, dont seraient alimentés les porcs de caillebotis du second site engraisseur, proviendraient des huileries SAIPOL, une filiale de Lesieur [4]; ce n’est guère plus local. Quant au reste de l’alimentation dont ont besoin des milliers annuels de porcs de caillebotis, il est permis de douter que la terre locale, malgré l’industrie agricole qui y est en cours, la produise à elle seule.
Local veut pourtant dire: «Qui appartient à un lieu»; et proximité: «Voisinage d’une chose à l’égard d’une autre» (Le Nouveau Littré). Voyons-y. Si la plupart des riverains se sont opposés à l’accroissement de la production de porcs de caillebotis en un lieu, ce doit être probablement parce qu’ils jugent inutile cette production de proximité.
L’avocat semble néanmoins confondre deux parties, en prenant le désir de la première pour une demande de la seconde: l’industriel porcin qui voudrait perdre sa fragilité en vendant plus de milliers de porcs aux voisins; et la plupart des riverains qui ne veulent pas davantage de porcs de caillebotis pour voisins, et donc dans leur assiette, si tant est qu’ils aient et qu’ils sachent avoir quelquefois de la viande des porcs du caillebotis local dans leur assiette, puisque l’étiquetage est si “informant” qu’il n’a pas un mot, PAS UN SEUL, pour désigner le caillebotis où que ce soit en France. Un voisin du caillebotis masqué localement, ne peut donc demander au supermarché: «Puis-je racheter de ce merveilleux porc de caillebotis masqué, s’il vous plaît?»
Il lui aura fallu rouler plusieurs kilomètres, pour trouver un premier magasin où des produits industriels sont amplement vendus. Car ce qui est local sous la plume de l’avocat est, dans la réalité, sans étalon local. Le voisinage, pour lequel le producteur dit pourtant produire, ne pourrait manger ses milliers de porcs de caillebotis annuels. Ou bien, absorberait-il ces quantités à indigérer des ogres, en crèverait-il. Ce qui ne serait pas sans arranger l’industriel, le débarrassant du même coup de ses voisins très bêtement opposés à l’accroissement de son altruiste production de proximité, de très recherchés porcs — de caillebotis masqué. Avec guère de voisins, soit guère d’acheteurs voisins, ne devrait-il en découler la pérennité de l’industrie porcine locale? (la fragilité venant, paraît-il, est-il besoin de le rappeler? de vendre tous ses porcs — de caillebotis masqué — fort appréciés des voisins).
Les porcs ne sont pas, non plus, abattus localement. Il n’y a aucun abattoir proche du caillebotis, et les porcs ne seraient pas descendus à l’abattoir le moins éloigné, à savoir un abattoir soi-disant “montagnard” (peut-être parce qu’il serait trop difficile de descendre des tonnes de porc de caillebotis vers la “montagne” de complaisance la plus proche). Les industriels porcins ont eu exprimé vaguement que les porcs sont abattus au chef-lieu du département. [5] Voyons: les porcs seraient dès lors transportés sur près de 66,8 kilomètres, pour être abattus à l’abattoir de leur groupement de producteurs, dans une zone industrielle “montagnarde”. Bref, l’abattage ne serait pas local, mais quelques “montagnes” bidon plus loin.
Donc, si nous ne mangeons guère localement le porc de caillebotis masqué, et si, non plus, on n’abat localement le porc de caillebotis masqué, qu’y fait-on ouvertement? Le porc de caillebotis y est-il ramené pour y être transformé? Dans l’affirmative, cela monterait le trajet local, depuis le départ du site naisseur, à près de 176 kilomètres; et, dans l’affirmative encore, le voisinage s’opposerait ainsi à son propre emploi en refusant l’extension des caillebotis masqués!!? Que le monde serait fou, décidément! si le voisinage était salaisonnier ou charcutier! Or, non, ni charcutier ni salaisonnier voisin des caillebotis masqués. Les industries destinataires seraient plus loin: Unetelle [6] sur la zone industrielle près de l’abattoir “montagnard” le moins éloigné mais qui, on l’a dit, n’abat nullement les porcs en question. Soit, pour ce seul exemple, un trajet du site naisseur vers le second site engraisseur, puis vers l’abattoir, puis vers le transformateur industriel, de près de 175 kilomètres. Auquel il faut ajouter notamment le transport de la marchandise vers les lieux de vente, et d’un lieu de vente jusque chez le consommateur, en somme des CENTAINES DE KILOMÈTRES au minimum, car la production d’un transformateur industriel n’est pas essentiellement destinée à être consommée localement.
Il a semblé vain de chercher auprès des industriels porcins la mesure complète de leurs “localité” et “proximité”, soit les destinations de leur production. Leur prise de parole lors d’un conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques (CODERST), signifiait plus vaguement encore une participation «à l’activité des filières locales, des abattoirs locaux, des salaisonniers». [7]
À se demander pourquoi ce genre d’exploitation, fragilisée par la vente de tout son porc à proximité, eut sa «petite taille» vantée, pour vendre des tonnes de jambon, en des langues étrangères aux locaux!? «The small scale of the units», «Dank der geringen Größe der Zuchtbetriebe», «飼育規模が小さいこと»… [8] Ainsi, local paraît pour le moins devenu, au fil de la route parcourue par des milliers de porcs ou leur viande, synonyme de mondial; proximité, d’éloignement; et avocat — d’un tel méli-mélo — je vous le laisse à penser…
Reste que l’État s’est satisfait de la confusion, lui qui classa «zone défavorisée de montagne» du plat caillebotis (environnement certes très pauvre), ainsi que l’abattoir industriel (labeur certes éprouvant).
Le masque serait drôle, s’il ne recouvrait tant de tragiques intérieurs.
RÉFÉRENCES
[1] Presse spécialisée; Résumé non technique produit par un groupement de producteurs, dans le cadre d’une demande d’autorisation d’accroissement de production hors-sol; et rapport d’un commissaire-enquêteur.
[2] Presse spécialisée.
[3] Jocelyne Porcher et Tiphaine Schmitt, «Les vaches collaborent-elles au travail?», Revue du MAUSS, 2010/1, n° 35, pages 235-261.
[4] Rapport d’un commissaire-enquêteur.
[5] Idem.
[6] Idem.
[7] Compte-rendu officiel d’un CODERST.
[8] Publicité via l’Internet, 2014.
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«La Région […] ne compte désormais plus que 600 éleveurs de porcs qui ne parviennent à produire que la moitié des besoins des transformateurs locaux […]. Cette situation de déficit par manque de production de proximité conduit à fragiliser toute la filière porcine régionale»
Voilà des propos d’un avocat, évoquant assez confusément le nombre amoindri:
— de producteurs industriels de matière porcine, dont est un GAEC (groupement agricole d’exploitation en commun, avec ses deux sites de production distants, leurs milliers annuels de porcs de caillebotis, et leur aliment dont la fabrication est gérée par informatique et la distribution automatisée [1]);
— et d’éleveurs de porcs les pieds sur terre, en plein air.
L’avocat ne remarque pas que sa confusion, masquant les concentrations industrielles, défavorise l’emploi d’éleveurs de porcs les pieds sur terre, en plein air. C’est étrange, parce qu’il semble déplorer, pourtant, le nombre amoindri d’éleveurs au sein d’une région.
Un tel raisonnement serait surprenant, s’il n’était éculé: puisque la demande de viande de porc, nous explique l’avocat, est supérieure à l’offre locale, cela fragilise le producteur local. C’est–à-dire que l’industriel vend tout son porc, mais, fragilisé de vendre tout son porc, il veut que la quantité à vendre, déjà fragilisante, soit plus conséquente.
La production de proximité est insuffisante, dit l’avocat. C’est-à-dire, voyez-vous ça? les voisins en redemandent! C’est une idée! C’est même plus qu’une idée. Cela participe d’une tactique médiatique, occultant, auprès du public qui ne consacre son temps à lire les dossiers proposés à la consultation, l’aspect industriel d’une production, avec des éléments de langage autrement évocateurs, comme petit, exceptionnel (voyez l’article Où le mot PETIT masque GRAND, et EXCEPTIONNEL le CAILLEBOTIS), famille (voyez FAMILIAL n’est pas l’antonyme d’INDUSTRIEL), ou encore éleveur, local, et proximité.
Les caractères génétiques, des porcs produits industriellement par le GAEC en question, ne semblent absolument pas locaux: ils seraient plutôt liés au programme d’auto-renouvellement de la Pig Improvement Company (PIC), et à des verrats FH Master 16. [2] Cela n’a rien d’étonnant. «En production porcine, la spécialisation des races conduit à la quasi-disparition des races dites locales et à une standardisation de la production». En 2010, «les souches industrielles, propriété des entreprises de sélection, et les races dites “classiques” utilisées pour la sélection», auraient représenté «99,85% du cheptel» français de truies. [3]
Le premier site naisseur et engraisseur, ainsi que le second site engraisseur, appartenant à l’industrie porcine en question, sont distants de près de 43 kilomètres.
Les tourteaux de colza et de tournesol, dont seraient alimentés les porcs de caillebotis du second site engraisseur, proviendraient des huileries SAIPOL, une filiale de Lesieur [4]; ce n’est guère plus local. Quant au reste de l’alimentation dont ont besoin des milliers annuels de porcs de caillebotis, il est permis de douter que la terre locale, malgré l’industrie agricole qui y est en cours, la produise à elle seule.
Local veut pourtant dire: «Qui appartient à un lieu»; et proximité: «Voisinage d’une chose à l’égard d’une autre» (Le Nouveau Littré). Voyons-y. Si la plupart des riverains se sont opposés à l’accroissement de la production de porcs de caillebotis en un lieu, ce doit être probablement parce qu’ils jugent inutile cette production de proximité.
L’avocat semble néanmoins confondre deux parties, en prenant le désir de la première pour une demande de la seconde: l’industriel porcin qui voudrait perdre sa fragilité en vendant plus de milliers de porcs aux voisins; et la plupart des riverains qui ne veulent pas davantage de porcs de caillebotis pour voisins, et donc dans leur assiette, si tant est qu’ils aient et qu’ils sachent avoir quelquefois de la viande des porcs du caillebotis local dans leur assiette, puisque l’étiquetage est si “informant” qu’il n’a pas un mot, PAS UN SEUL, pour désigner le caillebotis où que ce soit en France. Un voisin du caillebotis masqué localement, ne peut donc demander au supermarché: «Puis-je racheter de ce merveilleux porc de caillebotis masqué, s’il vous plaît?»
Il lui aura fallu rouler plusieurs kilomètres, pour trouver un premier magasin où des produits industriels sont amplement vendus. Car ce qui est local sous la plume de l’avocat est, dans la réalité, sans étalon local. Le voisinage, pour lequel le producteur dit pourtant produire, ne pourrait manger ses milliers de porcs de caillebotis annuels. Ou bien, absorberait-il ces quantités à indigérer des ogres, en crèverait-il. Ce qui ne serait pas sans arranger l’industriel, le débarrassant du même coup de ses voisins très bêtement opposés à l’accroissement de son altruiste production de proximité, de très recherchés porcs — de caillebotis masqué. Avec guère de voisins, soit guère d’acheteurs voisins, ne devrait-il en découler la pérennité de l’industrie porcine locale? (la fragilité venant, paraît-il, est-il besoin de le rappeler? de vendre tous ses porcs — de caillebotis masqué — fort appréciés des voisins).
Les porcs ne sont pas, non plus, abattus localement. Il n’y a aucun abattoir proche du caillebotis, et les porcs ne seraient pas descendus à l’abattoir le moins éloigné, à savoir un abattoir soi-disant “montagnard” (peut-être parce qu’il serait trop difficile de descendre des tonnes de porc de caillebotis vers la “montagne” de complaisance la plus proche). Les industriels porcins ont eu exprimé vaguement que les porcs sont abattus au chef-lieu du département. [5] Voyons: les porcs seraient dès lors transportés sur près de 66,8 kilomètres, pour être abattus à l’abattoir de leur groupement de producteurs, dans une zone industrielle “montagnarde”. Bref, l’abattage ne serait pas local, mais quelques “montagnes” bidon plus loin.
Donc, si nous ne mangeons guère localement le porc de caillebotis masqué, et si, non plus, on n’abat localement le porc de caillebotis masqué, qu’y fait-on ouvertement? Le porc de caillebotis y est-il ramené pour y être transformé? Dans l’affirmative, cela monterait le trajet local, depuis le départ du site naisseur, à près de 176 kilomètres; et, dans l’affirmative encore, le voisinage s’opposerait ainsi à son propre emploi en refusant l’extension des caillebotis masqués!!? Que le monde serait fou, décidément! si le voisinage était salaisonnier ou charcutier! Or, non, ni charcutier ni salaisonnier voisin des caillebotis masqués. Les industries destinataires seraient plus loin: Unetelle [6] sur la zone industrielle près de l’abattoir “montagnard” le moins éloigné mais qui, on l’a dit, n’abat nullement les porcs en question. Soit, pour ce seul exemple, un trajet du site naisseur vers le second site engraisseur, puis vers l’abattoir, puis vers le transformateur industriel, de près de 175 kilomètres. Auquel il faut ajouter notamment le transport de la marchandise vers les lieux de vente, et d’un lieu de vente jusque chez le consommateur, en somme des CENTAINES DE KILOMÈTRES au minimum, car la production d’un transformateur industriel n’est pas essentiellement destinée à être consommée localement.
Il a semblé vain de chercher auprès des industriels porcins la mesure complète de leurs “localité” et “proximité”, soit les destinations de leur production. Leur prise de parole lors d’un conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques (CODERST), signifiait plus vaguement encore une participation «à l’activité des filières locales, des abattoirs locaux, des salaisonniers». [7]
À se demander pourquoi ce genre d’exploitation, fragilisée par la vente de tout son porc à proximité, eut sa «petite taille» vantée, pour vendre des tonnes de jambon, en des langues étrangères aux locaux!? «The small scale of the units», «Dank der geringen Größe der Zuchtbetriebe», «飼育規模が小さいこと»… [8] Ainsi, local paraît pour le moins devenu, au fil de la route parcourue par des milliers de porcs ou leur viande, synonyme de mondial; proximité, d’éloignement; et avocat — d’un tel méli-mélo — je vous le laisse à penser…
Reste que l’État s’est satisfait de la confusion, lui qui classa «zone défavorisée de montagne» du plat caillebotis (environnement certes très pauvre), ainsi que l’abattoir industriel (labeur certes éprouvant).
Le masque serait drôle, s’il ne recouvrait tant de tragiques intérieurs.
RÉFÉRENCES
[1] Presse spécialisée; Résumé non technique produit par un groupement de producteurs, dans le cadre d’une demande d’autorisation d’accroissement de production hors-sol; et rapport d’un commissaire-enquêteur.
[2] Presse spécialisée.
[3] Jocelyne Porcher et Tiphaine Schmitt, «Les vaches collaborent-elles au travail?», Revue du MAUSS, 2010/1, n° 35, pages 235-261.
[4] Rapport d’un commissaire-enquêteur.
[5] Idem.
[6] Idem.
[7] Compte-rendu officiel d’un CODERST.
[8] Publicité via l’Internet, 2014.
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