vendredi 20 septembre 2013

Ce n’eût été que paroles de députée et de président…


Un seuil, à partir duquel une autorisation de l’État est nécessaire pour concentrer davantage de porcs hors-sol, passerait de 450 à 2.000 places de porcs. Cette perspective, présentée notamment par France Nature Environnement ou le journaliste Éric Conan, va à l’encontre de propos autrefois tenus par des personnalités.

C’est ainsi que
Marylise Lebranchu (actuellement ministre de la réforme de l’État, de la décentralisation et de la fonction publique), estimait, lorsqu’elle était députée du Finistère, que le relèvement du “seuil d’autorisation des élevages porcins de 450 à 2.000 places […] serait un recul considérable en matière d’environnement”.

Et
Jean-Yves Le Drian (qui est aujourd’hui ministre de la défense), considérait, alors qu’il présidait le conseil régional de Bretagne, que viser à “dispenser de demande d’autorisation préalable les plus grosses exploitations porcines”, est “démagogique et dangereux”: “l’histoire nous a démontré que le volume ne fait pas le revenu, que la concentration ne résout rien.”

Voilà des paroles. Mais avec l’acte du gouvernement, où sera la cohérence?

S’il l’est encore nécessaire, malheureusement, l’association Eau & rivières de Bretagne rappelle que “la concentration des élevages porcins détruit l’emploi”, alors que “la production de viande porcine continue de progresser en Bretagne”.


1 commentaire:

  1. En fait de porcherie industrielle, la “simplification du droit” ne revient-elle pas à ignorer les riverains?

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